Historique

Du début du 20e siècle à aujourd’hui, un développement logique


Place de la Bourse à Bordeaux, années 50

La commercialisation du bois par la famille Jammes remonte au début du 20e siècle. A l’origine, son activité de négoce de bois, focalisée sur le chêne, est essentiellement tournée vers le secteur viticole pour la fabrication de fûts pour les vins de châteaux du Bordelais. Saisissant l’émergence de nouveaux marchés, l’entreprise se dirige peu à peu vers les bois tropicaux. L’introduction de nouvelles essences, l’implantation sur d’autres continents, la réalisation de produits innovants et une commercialisation à l’échelle du monde résultent d’une évolution par paliers, constante et cohérente.

Années 20-40 : du négoce de bois en chêne aux bois tropicaux

La société Jammes est depuis toujours implantée à Bordeaux, ville évocatrice d’un vignoble unique au monde. A ses débuts, dans les années 1920, la famille Jammes assure la sélection et l’approvisionnement des meilleurs chênes français pour la fabrication de fûts. Ceux-ci sont destinés à recevoir les vins de châteaux prestigieux du Médoc, de Saint-Emilion, des Graves, etc. En s’appuyant sur cette expérience, l’entreprise va saisir l’expansion de l’ébénisterie et de la menuiserie industrielle sur la région du Sud-Ouest de la France pour s’orienter vers ces nouvelles activités.


Chargement de grumes en Afrique


Années 50-60 : les prémisses d’une toute nouvelle aventure

C’est au milieu du 20e siècle que les essences exotiques commencent à connaître un réel engouement. Leurs caractéristiques techniques incomparables, conjuguées à un esthétisme original, se démarquent des bois de pays. Face à cette évolution de la demande, Jammes prend très vite conscience d’un élément stratégique essentiel. La disponibilité régulière de bois exotiques nécessite la maîtrise de l’approvisionnement via une présence forte à la source de la production. L’intégration de cette nouvelle donnée va déclencher les premières prises de contact en direction de l’Afrique.

Années 60-70 : les premiers pas sur un nouveau continent

En Europe, au début des années 60, un produit prédomine sur les importations de bois africains : le sipo, vendu principalement en plots. A cette époque, les grumes en sipo représentent 90% des exportations de la Côte d’Ivoire. C’est ainsi que Jammes débute l’importation et la production de plots en sipo à partir de ce pays d’Afrique occidentale. La préparation de bateaux complets, ralliant Abidjan à Bordeaux, est une tâche longue et difficile car les moyens de communication de l’époque sont limités.


Stocks de sciages au Congo

Années 80 : les premiers comptoirs sur la Côte africaine

La fin de l’exportation des grumes de sipo de Côte d’Ivoire, à la fin des années 70, entraîne un engagement encore plus fort de Jammes sur le continent africain. Afin de maîtriser totalement ses approvisionnements en bois exotiques, la société ouvre ses premiers bureaux sur la côte Ouest de l’Afrique. Parallèlement, des prises de participations dans les principales exploitations forestières permettent de parvenir progressivement à une maîtrise des productions forestières sur ce continent. Les années 80 marquent l’arrivée au Libéria et l’introduction d’une nouvelle essence, le niangon, une référence pour la menuiserie industrielle française. Afin d’exploiter au mieux la forêt africaine et répondre à une clientèle de plus en plus large, de nombreuses autres essences sont introduites sur le marché européen : iroko, bossé, framiré…

Années 90 : vers une industrialisation en Afrique

Alors que les bois blancs africains (obeche) remportent un franc succès auprès des industriels européens, une forte demande se développe sur des produits de plus en plus élaborés. Ces nouvelles données marketing donnent lieu à des investissements techniques et humains autour de Takoradi au Ghana. L’implantation est idéale pour l’élaboration de produits bruts (sciages) ou de produits plus aboutis, du type lamellés-collés, aboutés et rabotés. De nouvelles zones de stockage, essentiellement situées au niveau de la façade atlantique, accélèrent par ailleurs les délais de livraison.


Camion de transport de grumes

Années 2000 : la constitution d’un groupe d’envergure internationale

Le passage au nouveau millénaire marque la diversification des approvisionnements ainsi que le passage d’une commercialisation du marché européen vers le marché mondial. La constitution du Groupe F. Jammes conduit aussi à l’acquisition d’une nouvelle unité de production au Cameroun. Entièrement repensée, sa production va doubler et sa capacité de séchage tripler en moins de 10 ans. Les investissements les plus importants continuent d’être réalisés dans ce pays. Afin de poursuivre la progression sur cette zone, des partenariats sont développés. Dans le but de compléter son portefeuille en produits exotiques, le Groupe F.J implante des comptoirs sur deux nouveaux continents : l’Amérique du Sud et l’Asie du Sud-Est. Ces représentations favorisent un approvisionnement de produits plus élaborés comme les lames à terrasse et les produits profilés. Grâce à ces nouvelles origines, une vingtaine d’essences tropicales environ viennent compléter la gamme disponible.

Fort de ses dernières acquisitions, la commercialisation du Groupe F.J continue de se développer. Jusque là essentiellement concentrée sur le Sud-Ouest de l’Europe, elle s’étend désormais vers l’Est et le Nord de l’Europe. Depuis le début des années 2000, le département international assure la commercialisation des produits du Groupe (tant les grumes, les sciages que les produits finis), sur l’ensemble du globe.